De guerre lasse...
De guerre lasse
Ne pas laisser de trace
De ce passage sur terre
De cette vie à peine délétère.
Tu n’as pas choisi
d’être là et d’y rester.
Ensuite il faut quitter
Cet espace-temps imparti
Pour chaque être vivant
À son corps défendant.
On apparaît
On se débat
C’est déjà La fin.
On disparaît.
Avec ce court moment
Entre les deux
Qui s’appelle « La vie ».
Chaudement immergée dans l’inaction
Tu regardes les gars fumer et cracher
Dans le froid humide
Au seuil du café tabac
Tu ne fais qu’observer
Ils ne font que glander
Attendre on ne sait quoi
Le client pour sa dose, un rencard
Que le temps passe
Qu’on en finisse
Avec cette journée de merde
Ça tape dans les mains
Ça rigole ça papote
Une sorte de fatalité au quotidien
De l’ennui, seulement de l’ennui
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