Au fond...
Au fond du trou....
poésie, fictions, humeurs, rêveries, coups de coeur, petites rages...
Le printemps n'épargne rien ni personne. Impitoyables prunus en fleurs, écume crémeuse qui pleure doucement dans Le vent, tulipes arrogantes, jonquilles rutilantes, tubéreuses au parfum entêtant, le muguet commence déjà son invasion de la plate bande...
Comment elle va faire, maintenant. Avec ce vide, cette absence pourtant si présente. Des choses concrètes, pratiques, dans les semaines à venir, oui bien sûr. Entre deux crises de larmes, de sanglots, d’angoisse, de chagrin, la vie continue, soi- disant....
Jeu Latent... Je L’attends, j’attends, j’attente à La vie,... Jette L‘attente ! Attention L’attente est trop Latente Quel talent ce Lent tas d’incertitude Jeu tentant que de se Lasser, peiner à attendre encore Atteinte à L’attention qu’il faut continuer...
Le torrent m’enroule et m’emporte au fond de la grotte sous-marine Tout est bleu et léger et ralenti Je dois avoir des branchies Mon souffle est régulier il suit le ressac De beaux poissons colorés me frôlent Je flotte, glisse, me retourne Est ce ainsi,...
L’homme ne cesse d’aller et venir, il lui faut agir, c’est impérieux, pas d’autre choix, tourner en rond n’est pas son genre, mais là, montant, descendant, cherchant , où sont ces p… de fusils, mes caisses sont arrivées, et le consul, le consul fait attendre,...
Tandis que j’attends en silence que les cellules hématopoïétiques qu’on m’a transfusé il y a une semaine fassent leur boulot, s’installent, s’incrustent, s’adaptent, se sentent chez elles, tandis que j’espère être sauvé par la médecine de pointe de l...
Dans la rue je l'attends Ne connais son visage Ses cheveux son âge Ça dure pourtant depuis un certain temps Les réverbères cliquétent Bruit sourd de circulation Ici tout est désert dans ce quartier paumé C’est un rendez-vous avec l’inconnu du téléphone...
Une main voudrait arracher quelque chose Est ce la griffe d’un dragon égaré qui veut détruire tous ces petits pavillons Boites toutes pareilles Dans cet azur trompeur Les nuages effilochés se donnent pour monstres Signes, apparitions perturbant à peine...
Plongé dans une nuit sans fond Comment pouvais tu imaginer Le chaos et la colère et la fête Que ta disparition brutale Allait provoquer ici et là Toi qui aimais la vitesse Le risque, le jeu mort ou vif, As-tu jubilé en voyant les quartiers Éclater brûler...